26juin2010
A l’occasion du Leaders Summit 2010 organisé à New York, le Global Compact et la Global Reporting Initiative ont annoncé un partenariat qui peut sensiblement améliorer la crédibilité de l’engagement des entreprises dans les dix principes des Nations Unies relatifs à la responsabilité globale.
Le Global Compact va en effet recommander à ses membres de s’appuyer sur les lignes directrices de la Global Reporting Initiative pour rendre des comptes sur leurs actions dans le domaine des dix principes. Pour l’heure, aucune consigne précise n’était donnée aux signataires sur la manière d’établir leur « communication sur le progrès », créant des disparités très importantes entre les rapports des entreprises.
Même si le Global Compact n’impose (pour l’instant) pas l’utilisation du référentiel très détaillé de la Global Reporting Initiative, ce partenariat constitue donc un grand pas un avant qui va faciliter la comparaison entre le niveau d’engagement et les performances des entreprises dans le domaine de la responsabilité globale. Il favorise ainsi la création d’un processus d’apprentissage collectif pour la responsabilité globale, ce qui était l’un des objectifs initiaux du Global Compact.
Enfin, ce partenariat entre le Global Compact et la Global Reporting Initiative, comme d’ailleurs l’objectif annoncé de 20.000 signataires du Global Compact pour 2015 (contre 6.000 aujourd’hui), peut être considéré comme une réponse à l’arrivée prochaine du référentiel ISO 26000 qui risque de marginaliser les autres initiatives si elles ne se structurent pas mieux et joignent leurs forces.
25juin2010
A
l’occasion du Global Compact Leaders Summit auquel j’assite avec notre directeur général Jean-Pierre Helfer à New York, Accenture a présenté une nouvelle étude sur la manière dont les PDG perçoivent la responsabilité globale.
Fondée sur des entretiens avec 50 PDG et des questionnaires remplis par 750 autres PDG d’entreprises du monde entier ayant signé le Global Compact, l’étude montre que la responsabilité globale est plus que jamais perçue comme un enjeu essentiel pour les entreprises. 93% des dirigeants interrogés considèrent que la responsabilité globale est important pour le succès de leur entreprise. S’ils avouent ne pas encore être suffisamment performants et ne pas communiquer d’une manière suffisamment transparente dans ce domaine, ils sont confiants que dans les prochaines années la mesure de la performance des entreprises intégrera d’autres critères que les résultats financiers.
L’un des facteurs pour y parvenir est, selon les dirigeants, la manière dont les écoles de management forment les managers d’aujourd’hui et de demain. Il faut donc que nous continuons à avancer sur l’adaptation de nos programmes et de nos cours pour accompagner les entreprises dans leur processus d’apprentissage pour la responsabilité globale.
Malgré l’intérêt de l’étude, on peut s’interroger sur la cible des personnes interrogées. Que des PDG des entreprises signataires du Global Compact croient en l’importance de la responsabilité globale et sont optimistes sur sa mise en oeuvre ne semble en effet pas très étonnant. Il aurait été intéressant d’élargir la cible, en interrogeant à la fois des PDG d’entreprises non signataires et des managers des entreprises signataires à d’autres niveaux hiérarchiques pour comparer les réponses. Un beau projet de recherche…
Téléchargez ici l’étude d’Accenture (PDF, 2,7 Mo)
24juin2010
Aujourd’hui, j’ai assisté avec Jean-Pierre Helfer au deuxième Global Forum for Responsible Management Education à New York organisé pour échanger sur la mise en oeuvre des Principles of Responsabible Management Education (PRME) qui déclinent les 10 principes du Global Compact dans le monde des écoles de management et que Audencia a contribué activement à rédiger.
Cette journée de travail et d’échange avec des collègues d’autres écoles de management dans le monde entier a montré l’intérêt croissant pour les enjeux de la responsabilité globale parmi un nombre toujours plus grand d’écoles et d’universités dans le monde ainsi qu’un développement d’initiatives variées dans ce domaine. Pour autant, les questions fondamentales restent encore ouvertes :
- Comment modifier les contenus de nos programmes au-delà de l’ajout de quelques nouveaux cours sur la responsabilité globale ?
- Comment changer notre manière d’enseigner pour aller au-delà des techniques et former des acteurs du changement dans les entreprises et dans la société ?
- Comment développer des recherches-actions utiles visant à conceptualiser et à questionner les pratiques des entreprises ?
- Comment nouer de nouveaux partenariats avec d’autres écoles, mais aussi avec les entreprises et les autres parties prenantes pour trouver des solutions permettant de concilier les enjeux économiques, sociaux et environnementaux ?
Certes, on a fait des progrès sur ces questions au cours de ces dernières années. Mais beaucoup de choses restent à faire. L’une des interrogations clés au cours du Forum était si les écoles sont prêtes pour continuer à avancer et à modifier en profondeur leurs stratégies et leurs actions. Plusieurs éléments poussent les écoles à un certain conservatisme dans ce domaine, en particulier les ranking qui n’intègrent pas encore suffisamment les critères de la responsabilité globale et qui obligent à se comparer sans cesse aux concurrents, ce qui ne favorise guère l’innovation.
Il faut donc des leaders capables de prendre des risques et de conduire le changement en interne et de le défendre à l’extérieur. L’un des mérites de ce Forum est de prouver que ces leaders commencent à émerger et à jouer un rôle de plus en plus importants dans leurs écoles. On peut donc rester confiant sur l’avenir !