3novembre2012
Nicole Notat, présidente de l’agence de notation extra-financière VIGEO et marraine de la promotion 2014 du programme Grande Ecole d’Audencia, vient de publier un livre intéressant sur sa vision de la responsabilité sociale des entreprises, de l’investissement socialement responsable et de la notation extra-financière : L’entreprise responsable, une urgence
.
Après avoir décrit les raisons qui l’ont conduites, il y a 10 ans, à créer VIGEO, et sa stratégie, Nicole Notat explique la lente mais inéluctable évolution des entreprises vers une « vision partenariale » du management qui prend en compte les intérêts de l’ensemble des parties prenantes plutôt que de se concentrer sur les seuls intérêts financiers à court terme des actionnaires. Elle démontre que cette approche n’est pas contraire aux intérêts des actionnaires, mais qu’elle renforce au contraire la performance de l’entreprise, en stimulant l’innovation ainsi qu’en anticipant et prévenant les risques.
A juste titre, Nicole Notat distingue ensuite le management de la responsabilité sociale de la morale et de l’éthique individuelle : « Que chacun, individuellement, proclame son intégrité, sa loyauté ou se dise vertueux, c’est une bonne chose, mais ça ne met pas une entreprise ou des acteurs de la finance à l’abri de la corruption ou de comportements abusifs. La moralisation, la vraie, passe par l’énoncé de principes, de règles du jeu, d’interdits communément souscrits et contrôlés, qui seuls, leur donnent une portée collective. » Elle plaide donc pour le développement d’une régulation garantissant plus de transparence sur la gouvernance des entreprises ainsi que sur leurs impacts sociaux et environnementaux, cette régulation pouvant être imposée par les pouvoirs publics ou négociée par les partenaires sociaux.
Un livre contenant de nombreux exemples issus de la riche expérience de cette leader au parcours original. A découvrir absolument !
29octobre2012
Plusieurs membres de la faculté de Cranfield Scool of Management ont édité ensemble un livre intitulé Cranfield on Corporate Sustainability
qui contient des chapitres sur plusieurs aspects du management de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, en particulier la stratégie, la gouvernance, le marketing, le management des ressources humaines et de la supply chain ainsi que le reporting. Ce livre est utilisé comme manuel dans les différents programmes de l’école pour mieux y intégrer les enjeux de la responsabilité globale.
Si le livre n’aborde pas l’ensemble des éléments nécessaires à la définition et la mise en oeuvre d’une démarche de responsabilité globale et ne lie pas toujours les différents chapitres entre eux, il illustre l’investissement de la faculté dans la recherche sur ces thèmes et l’engagement de l’école à les diffuser.
Une belle initiative qui pourrait nous inspirer à Audencia où nous sommes également nombreux à travailler sur ces enjeux et où de nombreuses collaborations entre les enseignants-chercheurs de différentes disciplines existent, ce qui pourrait faciliter une approche encore plus cohérente entre les différents chapitres d’un tel manuel…
20septembre2012
Ce matin, j’ai eu le plaisir d’ouvrir un petit-déjeuner sur la microfinance organisé par la Chaire Banque Populaire en Microfinance, l’association d’étudiants AxéSud, l’ADIE et le Cercle de l’entrepreneuriat populaire, à l’occasion de la Journée Audencia de la microfinance.
L’objectif était de faire connaître et d’échanger sur les enjeux du développement de la microfinance en France, qui au-delà de l’apport de fonds implique aussi un accompagnement des entrepreneurs issus de la précarité.
Après une présentation de l’ADIE qui accompagne chaque année 450 microentrepreneurs en Pays de la Loire, dont un quart de moins de 30 ans et 40% de femmes, Nils Poussielgues, chargé d’études de la Chaire Microfinance a résumé les résultats d’une étude qualitative qu’il vient de mener sur des microentrepreneurs accompagnés ou non par l’ADIE. Enfin, Hubert de Boisredon a présenté le Cercle de l’entrepreneuriat lancé à l’initiative de l’ADIE et qui réunit des dirigeants du territoire souhaitant aider des chômeurs à créer des entreprises, en finançant l’accompagnement par l’ADIE et en apportant leurs conseils.