Archive pour le mot-clef ‘eabis’

Simon Pickard, directeur général d’EABIS, à Audencia

18octobre2012

Dans le cadre de la Chaire PME & Responsabilité Globale, nous avons reçu Simon Pickard, directeur général de l’Academy of Business in Society (EABIS), un réseau d’entreprises et d’institutions académiques engagées dans la responsabilité globale.

Dans l’après-midi, Simon Pickard a animé le premier séminaire thématique pour les managers des entreprises partenaires de la chaire, en analysant les différentes recherches européenne sur la responsabilité globale, et en échangeant sur les pratiques développées par les entreprises de notre territoire.

Le soir, devant des étudiants et des managers de la région, il a fait une présentation sur l’évolution des politiques européennes en matière de responsabilité globale. Il a notamment mis en évidence les difficultés d’organiser un dialogue entre les différentes parties prenantes au niveau européen et le manque d’audace de la part des institutions européenne dans ce domaine. Selon lui, alors qu’il y a 30 ans, c’étaient les institutions européennes qui développaient des réflexions innovantes sur la manière d’intégrer les enjeux sociaux et environnementaux, ce sont aujourd’hui certaines entreprises qui sont en avance sur les pouvoirs publics.

Merci à Simon Pickard pour sa prise de recul sur les évolutions actuelles et pour ses réflexions stimulantes !

Accueil d’une délégation d’universitaires brésiliens pour développer des coopérations sur la responsabilité globale

13septembre2012

Pendant deux jours, Audencia a accueilli une délégation de 9 universitaires de l’Etat du Parana au Brésil pour échanger sur la manière d’intégrer les enjeux du développement durable et de la responsabilité sociale dans l’enseignement, la recherche, les relations avec les parties prenantes et le management de l’école.

Souhaitant découvrir les pratiques des écoles européennes dans ce domaine et nouer des partenariats avec elles, la délégation a réalisé un tour organisé par la European Academy of Business in Society dans des écoles réputées en avance dans le domaine de la responsabilité globale. Après Ashridge et Exeter en Grande-Bretagne, Copenhagen Business School au Danemark, Leuphana en Allemagne et Vlerick en Belgique, la délégation s’est donc rendue dans une seule institution en France – Audencia.

Après avoir expliqué la stratégie de responsabilité globale de l’école, nous avons organisé des rencontres avec différents managers, professeurs et doctorants impliqués dans la démarche ainsi qu’une visite au sein de l’entreprise SCE, membre fondateur de la Chaire PME et Responsabilité Globale dont je suis titulaire, pour souligner la transversalité de nos actions et l’engagement de nombreuses parties prenantes. Lors de ces deux jours, nous avons évoqué plusieurs possibilités de partenariat et d’échange qui vont nous aider à continuer notre démarche de progrès.

Merci à toute l’équipe de l’école qui s’est impliqué dans la visite !

Les écoles de management sont-elles toutes devenues responsables ?

3août2012

L’Academy of Business in Society (EABIS) et l’EFMD viennent de mener une enquête auprès des directeurs d’écoles de management du monde entier pour connaître leurs perceptions des enjeux de la responsabilité sociale et du développement durable dont les résultats sont étonnamment positifs.

Quatre directeurs sur cinq estiment ainsi que les enjeux économiques, sociaux, environnementaux et de gouvernance sont aujourd’hui au coeur de l’enseignement et de la recherche. Trois sur quatre considèrent que ces enjeux sont complètement intégrés dans les stratégies de leurs institutions.

Les écoles de management seraient-elles (presque) toutes devenues exemplaires ? Cette conclusion paraît un peu hâtive et sans doute naïve. Est-ce qu’il y a vraiment beaucoup d’écoles de management dans le monde qui ont sérieusement commencé à repenser l’ensemble de leur enseignements et recherches, voire dans leur management ?

Certes, elles sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à offrir des cours obligatoires sur la responsabilité sociale et le développement durable, voire à développer des projets de recherche ponctuels sur ces sujets. Mais ont-elles engagé un processus visant à intégrer ces problématiques de manière transversale dans l’ensemble de leurs activités, en interrogeant la manière dont sont enseignés l’ensemble des matières, notamment la finance et le marketing, et dont sont conduites les recherches ? Rien n’est moins sûr, à part bien entendu quelques écoles leaders dans le monde. L’enquête elle-même précise que seule une école sur trois a intégré les enjeux de la responsabilité sociale et du développement durable dans l’évaluation des salariés et dans les décisions sur la carrière des académiques.

Tout laisse donc à croire que les discours des directeurs visent plus à rassurer qu’à traduire un changement en profondeur des pratiques d’enseignement et de recherche. Or, l’expérience dans le monde des entreprises montre que l’évolution des pratiques à la marge est loin d’être suffisante pour convaincre les parties prenantes et que seule une redéfinition plus globale de la stratégie et des activités permet de produire les effets souhaités en termes de performance économique, sociale et environnementale. Il serait donc dommage que les écoles de management interrompent déjà le processus d’apprentissage pour la responsabilité sociale et le développement durable qu’elles viennent tout juste de commencer, d’autant plus que les réponses des directeurs indiquent clairement qu’ils ont compris l’intérêt que les parties prenantes portent à ces questions.