17décembre2009
Hier, j’ai participé à un séminaire de recherche sur la « consistance des régulations sociales émergentes » organisé par le LENTIC, le laboratoire d’études sur les nouvelles technologies, l’innovation et le changement de l’Université de Liège.
Dans le cadre de leurs travaux sur les régulations sociales émergentes, notamment dans les nouvelles formes organisationnelles, comme le portage salarial ou les groupements d’employeurs, les chercheurs du LENTIC s’interrogent sur l’articulation cohérente des différents outils et niveaux de régulation sociale.
L’émergence de ces nouvelles régulations sociales, autour de l’idée de flexicurité, interroge plus particulièrement leur inscription dans les cadres juridiques et/ou institutionnels existants : sont-ils en cohérence ou en dérogation avec les autres formes de régulation sociale ? Remettent-ils en cause la répartition des compétences en matière de régulation et de champs d’action des partenaires sociaux ?
Ces questions constituent également un axe important de mes propres recherches sur les pratiques de responsabilité globale et leur articulation avec la régulation par le droit du travail, qu’il soit imposé par les pouvoirs publics ou négociés par les partenaires sociaux.
La responsabilité globale concurrence-t-elle le droit du travail ou peut-elle le compléter utilement ? Faut-il un cadre juridique pour favoriser le développement de la responsabilité globale ? J’ai donc été particulièrement content de cet échange très riche qui ouvre de nouvelles perspectives de recherche.
10décembre2009
Ce matin, j’ai animé un Matin Phare sur le thème « les syndicats sont-ils prêts à s’engager dans la responsabilité globale? ». L’objectif de cet atelier d’échange avec des managers de différentes entreprises et collectivités de la région était :
- de comprendre en quoi la responsabilité sociale et environnementale constitue un défi pour les syndicats,
- d’analyser les stratégies des des syndicats français face à ces enjeux,
- de découvrir comment négocier et mettre en œuvre des accords sur la responsabilité globale avec les représentants des salariés et
- d’échanger sur la manière d’engager les représentants des salariés dans une démarche de responsabilité globale.
Les échanges avec les participants ont notamment porté sur la réticence de la part des organisations syndicales à élargir le dialogue social à de nouvelles thématiques qui dépassent le cadre habituel de la négociation sur les salaires et les conditions de travail.
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25novembre2009
Hier soir, j’ai assisté à une soirée-débat sur les pratiques de management des ressources humaines organisée dans les locaux d’Audencia par le Groupe Chèque Déjeuner.
Les échanges entre représentants d’organisations syndicales et d’associations patronales ont montré que les valeurs sociales et solidaires n’étaient pas réservées aux entreprises du secteur du même nom.
De nombreux exemples évoqués par les partenaires sociaux sur le management de la diversité, la gestion prévisionnelle des emplois ou la participation financière des salariés concernaient en effet des entreprises hors de l’économie sociale et solidaire.
Par ailleurs, plusieurs intervenants ont souligné que le statut de l’économie sociale et solidaire n’est pas une garantie contre des pratiques sociales irresponsables, les tensions et les conflits pouvant se développer dans tout type d’entreprises.
Pour autant, la gouvernance de l’économie sociale et solidaire comme le principe du partage des pouvoirs et des profits, semblent favoriser des pratiques sociales particulièrement innovantes.
Ainsi, l’entreprise Rabaud en Vendée, qui crée des équipements agricoles, pour faire face à la pénurie de main-d’oeuvre a décidé de recruter des salariés n’ayant pas de qualification pour les former ensuite dans l’entreprise à des métiers spécifiques, grâce à un programme de formation élaboré par les autres salariés qui ont par ailleurs un rôle de tuteur vis-à-vis de leurs nouveaux collègues.