2décembre2009
Mardi, le WWF et l’agence de notation sociale et environnementale Vigeo ont présenté une étude conjointe sur les entreprises françaises et le changement climatique. L’étude vise à estimer les émissions globales de gaz à effet de serre par secteur économique et à mettre en relief les leviers d’action que les entreprises peuvent mettre en oeuvre pour les réduire.
L’un des apports essentiels de l’étude est de prendre en compte à la fois les émissions directes et indirectes des entreprises, en distinguant trois périmètres différents. Le périmètre 1 correspond aux émissions directes provenant de sources que possède ou contrôle l’entreprise.
Le périmètre 2 mesure les émissions indirectes liées à l’électricité et à la chaleur achetée par l’entreprise. Enfin, le périmètre 3 inclut les autres émissions directes comme celles liées aux fournisseurs, à la consommation des produits ou services vendus par l’entreprise et au transport des salariés.
L’étude souligne que le plus grand volume d’émissions de carbone se trouve en amont et en aval des activités des entreprises. Dès lors, les entreprises qui se veulent exemplaires dans la lutte contre le changement climatique ne sauraient se contenter d’agir sur leurs émissions directes ou sur leur consommation d’énergie.
Il semble essentiel qu’elles travaillent avec leurs sous-traitants et fournisseurs et qu’elles s’engagent dans une démarche d’éco-conception prenant en compte l’impact environnemental de leurs produits ou service tout au long du cycle de vie.
Vous pouvez télécharger l’étude sur les sites WWF et vigeo.
1décembre2009
Aujourd’hui, j’ai participé à la convention partenaires organisée par le WWF pour échanger avec ses entreprises partenaires et leur rendre des comptes.
Convaincue que les entreprises sont un levier pour défendre la planète, le WWF a développé une véritable démarche de progrès avec ses 13 partenaires stratégiques et 42 partenaires produits.
La convention a été l’occasion de présenter le tout nouveau rapport sur ses partenariats entreprises que le WWF a préparé avec KPMG. C’est la première fois qu’une ONG rend des comptes sur ses partenariats, en montrant les résultats obtenus et les progrès qui restent à réaliser à l’avenir.
Le WWF reconnaît ainsi l’importance de la transparence pour une ONG mondiale engagée dans la responsabilité globale. Plutôt que de se définir seulement comme une partie prenante des entreprises et de se limiter à exiger la transparence de leur part, le WWF se veut exemplaire vis-à-vis de ses propres parties prenantes, notamment ses militants pour expliquer l’impact et les enjeux de ses partenariats entreprises.
Une excellente initiative à imiter par d’autres ONG !
20novembre2009
Hier, j’ai assisté à la deuxième journée du Cycle des Hautes Etudes en Développement Durable que Audencia co-organise avec l’Ecole des Mines de Nantes, l’Ecole Centrale de Nantes et l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers. Cette deuxième journée pilotée par l’ESA a permis d’aborder les enjeux de la biodiversité et les liens entre l’agriculture et le développement durable.
Le matin, après une introduction générale sur la biodiversité, les participants de cette formation continue ont pu échanger avec Anne Genin en charge de la démarche LU’Harmony au sein du groupe Kraft Foods. L’un des axes importants de cette démarche consiste à travailler avec les agriculteurs pour assurer l’approvisionnement des usines par du blé provenant des agriculteurs locaux et d’inciter ceux-ci à mieux respecter la biodiversité.
L’après-midi, Bruno Parmentier, directeur de l’ESA, a fait une présentation sur les enjeux de l’agriculture de demain et le défi de nourrir l’humanité : Comment produire plus et mieux avec moins ? Une excellente conférence complétant son ouvrage très riche Nourrir l’humanité : Les grands problèmes de l’agriculture mondiale au XXIe siècle
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Enfin, Christophe Courousse de la coopérative Terrena qui participe d’ailleurs au programme LU’Harmony, a témoigné de l’engagement de son groupe pour développer une agriculture écologiquement intensive.