Présentation à l’Academy of Management

9août2010 Par André

logo aom 2010Hier après-midi, j’ai participé avec Ariane Berthoin Antal à un atelier sur l’impact des interventions artistiques sur les organisations dans le cadre de l’Academy of Management animé par Nancy Adler. Notre présentation a porté sur le rôle que l’art peut jouer pour favoriser l’apprentissage pour la responsabilité globale.

Notre idée de départ était que nous connaissons tous des faits et des chiffres qui montrent clairement qu’il faut que nous changeons nos manières de penser et de faire pour faire face aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Nous voyons aussi émerger de plus en plus d’initiatives de la part de différents acteurs qui nous poussent à adopter des comportements plus responsables. Et pourtant, ce changement n’a pas lieu, au moins pas assez profondément ou assez rapidement.

Dans ce contexte, est-ce que des interventions artistiques peuvent accélérer les changements nécessaires ?

Pour commencer à répondre à cette question, nous avons analysé l’expérience des 1600 pandas que Audencia avait menée en partenariat avec le WWF-France et la ville de Nantes pour sensibiliser les citoyens au fait qu’il n’y a plus que 1600 pandas dans le monde. Cette coopération entre les étudiants et salariés de l’école et l’ONG a suscité leur intérêt pour les menaces qui pèsent sur la biodiversité, mais n’a sans doute pas modifié les comportements des nantais. En revanche, elle eu certains impacts inattendus, notamment sur les salariés d’Audencia qui se sont souvenu beaucoup plus de cette action que de nombreuses autres initiatives plus académiques.

Les réactions très positives à notre présentation nous encouragent à poursuivre nos recherches dans ce domaine. Cette expérience nous invite par exemle à nous interroger si les effets les plus importants d’une intervention artistiques ne se situent pas parfois là où on ne les avait pas prévus. Un tel constat crée un défi intéressant au niveau de l’évaluation de l’impact de ces interventions. En effet, comment mesurer des impacts inattendus ?

L’impact des cours en matière de responsabilité globale

7août2010 Par André

logo prmeHier, lors de la première journée de l’Academy of Management, j’ai notamment assisté à un atelier sur la mise en oeuvre des Principles of Responsible Management Education qui traduisent les principes du Global Compact dans le monde des écoles de management.

D’abord, des témoignages de plusieurs écoles sur leurs initiatives dans le domaine de l’enseignement ont montré que nos actions à Audencia sont plutôt en avance, ce qui est sans doute lié à l’implication d’un grand nombre d’enseignants dans la responsabilité globale qui semble manquer dans beaucoup d’autres écoles.

Ensuite, nous avons eu un échange intéressant sur l’impact des cours en matière de responsabilité globale. Des recherches dans différentes écoles ont révélé que l’intérêt des étudiants dans la responsabilité globale peut baisser après avoir suivi des cours dans ce domaine. Certains ont même constaté une augmentation des comportements irresponsables après ces cours, comme si les étudiants avaient cyniquement intégré les faiblesses du pouvoir des parties prenantes pour mieux l’ignorer.

L’intérêt de ce débat était d’attirer l’attention sur le fait qu’au-delà du nombre d’heures de cours dédiés à la responsabilité globale, ce qui importe c’est la qualité de ces cours et leur articulation avec les autres enseignements. Cela montre aussi que le changement à conduire dans les écoles de management dépasse le simple ajout de quelques cours supplémentaires et suppose un processus d’apprentissage plus complexe impliquant l’ensemble des disciplines.

De même, il devient donc plus difficile de rendre des comptes sur l’enseignement en matière de responsabilité globale. On ne saurait se contenter de lister les cours obligatoires et électifs enseignés. Il faudrait aller vers des critères d’évaluation plus qualitatifs, même s’ils sont plus difficiles à définir, à mesurer et à comparer. Un défi important pour les prochaines années!

« Le Tour de France du développement durable », un livre vécu et écrit par 3 diplômés d’Audencia

7août2010 Par Gilles Vanderpooten

couverture Le tour de France du développement durable, éditions AlternativesTout le monde aujourd’hui se réclame du « développement durable ». Mais les symboles, les mots n’y suffisent pas. Et l’on manque souvent d’illustrations, de solutions concrètes et locales aux enjeux qui engagent notre responsabilité collective.

Or, loin du fatalisme ambiant, des solutions existent bel et bien, au plus proche de nous. Agriculture biologique, écohabitat, énergies vertes, économie sociale, finance solidaire, commerce éthique et équitable… des solutions existent, ici en France !

C’est ce qui a motivé le Tour de France du développement durable par lequel nous avons sillonné l’hexagone à la découverte de 30 solutions concrètes, locales et conviviales. Nous avons rencontré des femmes et des hommes animés par la volonté d’agir et d’innover pour donner du sens au progrès, inventer une relation plus harmonieuse avec notre environnement, créer une économie plus solidaire et plus humaine. Ces personnes, particuliers, entrepreneurs, coopératives, etc., n’ont pas voulu attendre que le temps du politique, du législateur ou de la grande entreprise s’adapte aux exigences des impératifs écologiques, sociaux, sociétaux. Et ils s’emploient, parfois depuis plus de trente ans, à construire des alternatives crédibles.

Ce sont ces solutions que nous voulons vous faire partager dans notre livre Tour de France du développement durable
(éditions Alternatives). Suivez-nous dans cette moisson d’informations positives, à la rencontre d’alternatives qui marchent et qui préfigurent, peut-être, la France de demain…

Le Tour de France du développement durable, éditions Alternatives.
par Bertrand Guillier,
Hélène Roy, Gilles Vanderpooten (promo Audencia 2009)
136 pages, 9,90 €.
Sortie officielle le 9 septembre 2010.
Informations sur le site du livre : www.vivelaterre.org/tourdefrance