16avril2010 Par André Sobczak
La Fondation FACE vient de publier son premier baromètre sur la responsabilité sociale des entreprises issu d’un sondage auprès de 540 entreprises françaises.
Ce baromètre confirme que la responsabilité globale est devenu incontournable : 9 entreprises sur 10 déclarent avoir engagé des actions dans ce domaine. La crise n’a pas beaucoup freiné l’attention des entreprises à ces enjeux. 7 entreprises sur 10 affirment n’avoir rien changé dans leurs politiques dans ce domaine malgré la crise. 11 % des entreprises interrogées disent même avoir accéléré leur démarche de responsabilité globale compte tenu du contexte de la crise. Seulement 21 % ont revu leurs actions en matière de responsabilité globale à la baisse.
Le baromètre identifie aussi les principaux freins à la mise en place de politiques de responsabilité globale encore plus ambitieuses. Le principal frein déclaré par les dirigeants est le manque de temps ou de moyens financiers. Néanmoins, 24 % des dirigeants considèrent également que le développement de la responsabilité globale est freiné par le manque d’adhésion des salariés. Ce chiffre confirme l’importance d’une meilleure sensibilisation et implication des salariés pour mieux leur expliquer les enjeux de la responsabilité globale pour l’entreprise et la société.
15avril2010 Par André Sobczak
Ce matin, j’ai assisté à un petit-déjeuner organisé par le club FACE Nantes Atlantique sur les expériences en matière de responsabilité globale. Au cours de la réunion, des représentants de GDF-Suez, d’Adecco, de la Banque Populaire Atlantique et d’ONET ont présenté leurs démarches dans ce domaine, montrant la diversité des enjeux et des pratiques.
Si la responsabilité globale est devenue aujourd’hui incontournable pour les entreprises, les échanges ont également montré qu’il est parfois difficile de s’assurer de l’implication de l’ensemble des salariés dans ces démarches, certains ne pouvant pas adhérer personnellement aux principes de la responsabilité globale, d’autres pouvant la vivre comme une contrainte difficilement compatible avec les objectifs économiques fixés par l’entreprise. Or, le non-respect des principes affichés par l’entreprise dans ce domaine par un salarié risque d’être reproché à l’entreprise et d’affaiblir sa crédibilité.
Il est donc primordial de développer des actions de sensibilisation, d’information et de formation des salariés sur ces sujets, mais aussi de développer un management permettant des les engager concrètement dans la démarche et tenant compte dans leur évaluation de critères sociaux et environnementaux.
15avril2010 Par André Sobczak
Hier soir, nous avons accueilli Philippe Zaouati, membre du comité exécutif de Natexis Asset Management, qui a présenté son dernier livre Investir : En quête de nouvelles valeurs pour la finance aux étudiants du Parcours Responsabilité Globale.
Les étudiants ont ainsi pu échanger ouvertement avec lui sur les enjeux de l’investissement socialement responsable qui se développe avant tout sous l’influence des investisseurs institutionnels alors que la demande des particuliers reste très faible.
La discussion a aussi porté plus généralement sur un aspect mis en avant par M. Zaouati lui-même, à savoir le manque de crédibilité des banques à tenir un discours sur l’éthique et la responsabilité globale. Cette situation constitue un défi important pour les banques qui ont besoin à long terme d’être reconnues comme des acteurs économiques légitimes par la société.