13août2010 Par André Sobczak
Au cours de l’Academy of Management, j’ai découvert le développement récent des B-Corporations aux Etats-Unis dont l’objectif est de répondre à des enjeux sociaux ou environnementaux.
L’objectif de ce mouvement est de distinguer des entreprises ayant réellement intégré les enjeux de la responsabilité globale dans leur stratégie et dans l’ensemble de leurs activités de celles qui restent avant tout au niveau des discours et utilisent des actions isolées à des fins publicitaires.
Pour bénéficier du label B-Corporation, l’entreprise doit d’abord procéder à une évaluation de l’impact de ses activités sur son environnement économique, social et environnemental et atteindre une performance minimale. Ensuite, l’entreprise doit modifier ses statuts pour y inscrire formellement la prise en compte des intérêts des parties prenantes, obligeant ainsi les managers à prendre en compte ces aspects dans leurs décisions stratégiques et opérationnelles.
En contrepartie, l’entreprise peut communiquer sur son appartenance à la communauté des B-Corporations, ce qui donne droit, dans certaines parties des Etats-Unis, à des avantages fiscaux non négligeables et permet aux différentes parties prenantes de repérer les entreprises engagées dans la responsabilité globale. Une initiative très intéressante qui pourrait inspirer des actions similaires en Europe…
12août2010 Par André Sobczak
Le caricaturiste et dessinateur de presse Tignous vient de publier la bande dessinée Pandas dans la brume : Dans les forêts de bambous
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Avec un humour provocateur et insolite, l’auteur vise à attirer de manière originale l’attention sur les 1600 derniers pandas dans le monde. Les dialogues des pandas de la BD ne se limitent pas à condamner les menaces qui pèsent sur leur survie, mais dressent un portrait grinçant de notre société.
Evidemment, la BD est imprimée sur papier produit à partir de fibres recyclées et de bois provenant de forêts gérés de manière durable.
11août2010 Par André Sobczak
L’un des derniers ateliers de l’Academy of Management auquel j’ai assisté portait sur l’approche canadienne de la responsabilité globale. Des enseignants-chercheurs de plusieurs provinces canadiennes ont présenté les premiers résultats d’un programme de recherche visant à explorer l’histoire de la responsabilité globale au Canada et les spécificités de l’approche des acteurs dans ce pays.
Les présentations ont d’abord insisté sur le rôle des matières premières dans le développement économique du Canada, comme la fourrure, le bois, les poissons ou les minéraux, rendant les acteurs plus sensibles aux enjeux environnementaux. Plus récemment, le pays a développé plusieurs industries qui font l’objet de critiques de la part des ONG, comme notamment l’extraction du pétrole dans les sols sableux de l’Alberta.
Les chercheurs ont ensuite mis en évidence la culture consensuelle au Canada, liée notamment à la structure fédérale du pays qui oblige même les gouvernements à chercher toujours des compromis pour pouvoir mener leurs politiques. Ainsi, sur plusieurs sujets en matière de responsabilité globale, comme l’extraction minière, le gouvernement a décidé de mettre en place des tables rondes réunissant les différentes parties prenantes pour définir ensemble des objectifs et des actions pour y parvenir. Cette culture expliquerait également le rôle joué par le Canada dans des initiatives internationales dans le domaine de la responsabilité globale, comme Responsible Care dans l’industrie chimique ou ISO 26000.
La présentation sur le Québec a pour sa part montré que la responsabilité globale dans cette province était influencée à la fois par le Canada, les Etats-Unis et l’Europe. Contrairement à d’autres provinces, l’Etat y joue toujours un rôle important dans le domaine économique. De même, elle est caractérisé par un secteur coopératif particulièrement important.