Archive pour la catégorie ‘Témoignages’

Stage de Développement Responsable

12septembre2011

Je suis actuellement en année de césure et j’ai choisi d’effectuer ma première partie de stage dans la Direction du Développement Responsable d’un grand groupe industriel international.

J’étais plus particulièrement chargée de m’occuper des projets de leur jeune Fondation d’entreprise. Ces projets avaient pour but de construire ou rénover des bâtiments à caractère social, d’améliorer l’efficacité énergétique de ces derniers et de favoriser l’insertion des jeunes par la formation aux métiers du bâtiment. Mon travail consistait à faire le lien entre les parrains (salariés du groupe), les associations porteuses et les instances décisionnelles. Cette mission m’a permis de découvrir comment un grand groupe peut s’investir dans des démarches désintéressées sans pour autant viser une communication en externe.

Ma deuxième mission consistait à participer à des groupes de travail sur les fragilités en entreprise. En effet, la santé d’une entreprise passe par le bien-être de ces salariés. Ces groupes de travail étaient chargés de définir comment le elle pouvait aider ses employés à combattre des maux dont elle est parfois l’origine : stress, alcoolisme, inaptitude au travail…

J’encourage tous les étudiants sensibles à ce genre de sujet à effectuer un stage tel que celui-ci car il vous enseigne des valeurs humaines très utiles dans le management et que vous ne trouverez par nécessairement en école…

« Le Tour de France du développement durable », un livre vécu et écrit par 3 diplômés d’Audencia

7août2010

couverture Le tour de France du développement durable, éditions AlternativesTout le monde aujourd’hui se réclame du « développement durable ». Mais les symboles, les mots n’y suffisent pas. Et l’on manque souvent d’illustrations, de solutions concrètes et locales aux enjeux qui engagent notre responsabilité collective.

Or, loin du fatalisme ambiant, des solutions existent bel et bien, au plus proche de nous. Agriculture biologique, écohabitat, énergies vertes, économie sociale, finance solidaire, commerce éthique et équitable… des solutions existent, ici en France !

C’est ce qui a motivé le Tour de France du développement durable par lequel nous avons sillonné l’hexagone à la découverte de 30 solutions concrètes, locales et conviviales. Nous avons rencontré des femmes et des hommes animés par la volonté d’agir et d’innover pour donner du sens au progrès, inventer une relation plus harmonieuse avec notre environnement, créer une économie plus solidaire et plus humaine. Ces personnes, particuliers, entrepreneurs, coopératives, etc., n’ont pas voulu attendre que le temps du politique, du législateur ou de la grande entreprise s’adapte aux exigences des impératifs écologiques, sociaux, sociétaux. Et ils s’emploient, parfois depuis plus de trente ans, à construire des alternatives crédibles.

Ce sont ces solutions que nous voulons vous faire partager dans notre livre Tour de France du développement durable
(éditions Alternatives). Suivez-nous dans cette moisson d’informations positives, à la rencontre d’alternatives qui marchent et qui préfigurent, peut-être, la France de demain…

Le Tour de France du développement durable, éditions Alternatives.
par Bertrand Guillier,
Hélène Roy, Gilles Vanderpooten (promo Audencia 2009)
136 pages, 9,90 €.
Sortie officielle le 9 septembre 2010.
Informations sur le site du livre : www.vivelaterre.org/tourdefrance

“Comment voulez-vous donner de l’argent pour quelque chose qui n’a pas de prix ?”

27mai2010

logo kenoliaVoir la vidéo : 30 ans après

En 1999, lorsque le pétrolier Erika fait naufrage au large de la Bretagne, c’est encore moins que les 200 millions d’euros que la Standard Oil a versé pour le naufrage de l’Amoco Cadiz que Total sera condamné à verser : 170 millions d’euros seulement, les 8 millions d’indemnité supplémentaires accordés en appel ayant été annulés pour cause de non responsabilité civile de Total.

En effet, seule la responsabilité pénale de la catastrophe avait été attribuée à Total car, comme l’avait alors exprimé l’avocat de Total Me Daniel Soulez-Larivière (interrogé alors par l’AFP), “C’est sans doute une erreur, mais pas une faute au sens où on l’entend pour le commun des citoyens”. Ce qu’il veut dire par là, c’est que Total, en tant qu’affréteur de l’Erika est protégé par une convention internationale tant qu’il ne commet pas de faute intentionnelle et que, selon les magistrats, le naufrage du pétrolier ne constituait qu’une faute d’imprudence de la part de Total.

En revanche, si le procès de Chicago, pour l’Amoco Cadiz, a marqué les esprits en condamnant à une amende, pour la première fois, dans le cas de l’Erika, un préjudice écologique a été reconnu par la cour. Mais cette fois encore, le coût réel de la dégradation de l’environnement n’a pas été justement apprécié. Mises à part les indemnités, très en dessous ne serait-ce que du coût environnemental de la catastrophe, versées par la Standar Oil ou par Total, c’est la planète qui régale…mais pas seule.

Que ce soit en Louisiane, en ce moment, ou en Bretagne peu après le naufrage de l’Amoco Cadiz, si les habitants se mobilisent pour nettoyer les côtes c’est non seulement parce que personne d’autre ne le fait, mais aussi parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. En effet, lorsque sortir en mer est dangereux, que la pêche est interdite ou impossible et qu’il n’y a plus poissons à vendre, c’est une partie considérable de l’économie de ces régions côtières qui est brutalement paralysée. Les conséquences sociales ne se font jamais attendre longtemps mais, sans une juste évaluation du coût réel de l’évènement, il est impossible ne serait-ce que de tenter de le compenser.
La non prise en compte économique des dégâts environnementaux a des répercussions sociales considérables, les marées noires n’échappent pas à la règle.

Cet article est paru sur www.blog.kenolia.com, rédigé par Alban Perennes.