17décembre2009
Hier, j’ai participé à un séminaire de recherche sur la « consistance des régulations sociales émergentes » organisé par le LENTIC, le laboratoire d’études sur les nouvelles technologies, l’innovation et le changement de l’Université de Liège.
Dans le cadre de leurs travaux sur les régulations sociales émergentes, notamment dans les nouvelles formes organisationnelles, comme le portage salarial ou les groupements d’employeurs, les chercheurs du LENTIC s’interrogent sur l’articulation cohérente des différents outils et niveaux de régulation sociale.
L’émergence de ces nouvelles régulations sociales, autour de l’idée de flexicurité, interroge plus particulièrement leur inscription dans les cadres juridiques et/ou institutionnels existants : sont-ils en cohérence ou en dérogation avec les autres formes de régulation sociale ? Remettent-ils en cause la répartition des compétences en matière de régulation et de champs d’action des partenaires sociaux ?
Ces questions constituent également un axe important de mes propres recherches sur les pratiques de responsabilité globale et leur articulation avec la régulation par le droit du travail, qu’il soit imposé par les pouvoirs publics ou négociés par les partenaires sociaux.
La responsabilité globale concurrence-t-elle le droit du travail ou peut-elle le compléter utilement ? Faut-il un cadre juridique pour favoriser le développement de la responsabilité globale ? J’ai donc été particulièrement content de cet échange très riche qui ouvre de nouvelles perspectives de recherche.
2décembre2009
Mardi, le WWF et l’agence de notation sociale et environnementale Vigeo ont présenté une étude conjointe sur les entreprises françaises et le changement climatique. L’étude vise à estimer les émissions globales de gaz à effet de serre par secteur économique et à mettre en relief les leviers d’action que les entreprises peuvent mettre en oeuvre pour les réduire.
L’un des apports essentiels de l’étude est de prendre en compte à la fois les émissions directes et indirectes des entreprises, en distinguant trois périmètres différents. Le périmètre 1 correspond aux émissions directes provenant de sources que possède ou contrôle l’entreprise.
Le périmètre 2 mesure les émissions indirectes liées à l’électricité et à la chaleur achetée par l’entreprise. Enfin, le périmètre 3 inclut les autres émissions directes comme celles liées aux fournisseurs, à la consommation des produits ou services vendus par l’entreprise et au transport des salariés.
L’étude souligne que le plus grand volume d’émissions de carbone se trouve en amont et en aval des activités des entreprises. Dès lors, les entreprises qui se veulent exemplaires dans la lutte contre le changement climatique ne sauraient se contenter d’agir sur leurs émissions directes ou sur leur consommation d’énergie.
Il semble essentiel qu’elles travaillent avec leurs sous-traitants et fournisseurs et qu’elles s’engagent dans une démarche d’éco-conception prenant en compte l’impact environnemental de leurs produits ou service tout au long du cycle de vie.
Vous pouvez télécharger l’étude sur les sites WWF et vigeo.
27novembre2009
Pendant deux jours, l’équipe de l’Institut pour la Responsabilité Globale a organisé un colloque sur l’engagement des parties prenantes pour la responsabilité globale en partenariat avec la European Academy of Business in Society (EABIS) et la Revue Management & Avenir qui publiera les meilleurs papiers présentés lors de ce colloque.
Lors de ce colloque, des enseignants-chercheurs d’Audencia et d’autres écoles françaises et étrangères ont échangé sur la manière dont les entreprises peuvent identifier leurs différentes parties prenantes et créer des relations de confiance avec elles dans la perspective d’une plus grande responsabilité globale.
Les travaux de recherche présentés ont porté sur de très nombreuses catégories de parties prenantes : les pouvoirs publics, dont l’administration fiscale, les organisations syndicales, les organisations non gouvernementales, les fournisseurs, les réseaux de diversité, etc.
Plusieurs chercheurs ont par ailleurs proposé de nouvelles cartographies des parties prenantes, fondées sur leur degré d’engagement, sur leur capacité d’influence ou sur leur volonté ou non d’entrer en contact avec l’entreprise.
Cherchant à promouvoir une recherche utile au service de la pédagogie et des entreprises, nous avons ouvert la deuxième journée du colloque à quelques représentants d’entreprise et aux étudiants du Parcours Responsabilité Globale.
Ce choix nous a permis de croiser les regards et d’élargir les perspectives sur la responsabilité globale pour l’ensemble des participants.