Archive pour la catégorie ‘Pratiques innovantes’

Témoignage du secrétaire confédéral de la CFDT

7janvier2010

logo CFDTAujourd’hui, dans le cadre d’une journée de formation continue du Cycle des Hautes Etudes sur le Développement Durable consacrée à l’engagement des parties prenantes, nous avons reçu Dominique Olivier, secrétaire confédéral de la CFDT en charge du développement durable, pour nous présenter la vision et la stratégie de cette organisation syndicale face aux enjeux de la responsabilité globale.

Lors de son intervention, M. Olivier a insisté sur le fait que la responsabilité globale doit conduire la CFDT à enrichir des principes syndicaux anciens. Ainsi, le principe de démocratie doit être redéfinie pour mieux intégrer l’ensemble des parties prenantes.

La définition de la solidarité doit englober de nouvelles dimensions sociétales et environnementales. Le principe de la justice doit s’apprécier en tenant compte des générations futures. Le principe de prévention, pour sa part, doit s’appliquer non plus seulement pour éviter que des accidents se renouvellent, mais aussi pour anticiper des risques potentiels en amont.

M. Olivier a par ailleurs souligné que le débat sur la décroissance était dépassée dans la mesure où celle-ci serait inhumaine et conduirait à creuser des injustices.

Il faut certes une croissante différente, plus qualitative, ce qu’exprime bien le terme développement durable, mais on ne peut se permettre une décroissante qui serait illusoire et dangereuse.

Poursuivant l’objectif d’aborder les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de manière transversale, la CFDT vient de conclure un partenariat très intéressant avec l’ONG France Nature Environnement pour développer des prises de position communes.

Tetra Pak, une entreprise engagée

7janvier2010

Tetra Pak protège ce qui est bonDans le cadre de la préparation d’un prochain Cahier de la Responsabilité Globale sur les partenariats entre entreprises et ONG, j’ai rencontré hier l’équipe chargée de la responsabilité globale au sein de Tetra Pak France.

Engagée depuis longtemps dans la protection de l’environnement, l’entreprise a conclu en 2005 un partenariat avec le WWF pour se lancer dans un ambitieux processus d’amélioration continue visant notamment :

  • à augmenter la part du bois certifié FSC dans la production du carton qui constitue 75% de la matière première des briques alimentaires ;
  • à réduire ses émissions de CO2 en réalisant des économies d’énergie et en favorisant le recours aux énergies renouvelables ; et
  • à augmenter la part des briques alimentaires recyclées en finançant des campagnes de sensibilisation mais aussi en cherchant des débouchées pour les matières récupérées.

A la demande du WWF, Tetra Pak a aussi fait réaliser une analyse du cycle de vie comparant l’impact environnemental des briques alimentaires, des bouteilles en plastiques et de bouteilles de verre.

Et, contrairement à ce qu’on pourrait attendre, c’est la brique alimentaire qui est l’emballage le plus écologique. Un résultat qui devrait nous faire réfléchir et peut-être changer nos habitudes de consommation…

L’économie sociale et solidaire intéressée par les Trophées

6janvier2010

A la demande de la Région des Pays de la Loire et de la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire, nous avons interrogé différents acteurs de l’économie sociale et solidaire sur la pertinence d’élargir les Trophées de la Responsabilité Globale à ce secteur et sur les éventuelles adaptation au dispositif que nous avons mis en place depuis 5 ans désormais.

L’accueil des acteurs de l’économie sociale et solidaire a été très favorable à l’idée de favoriser ainsi les échanges entre les entreprises de leur secteur et les autres dans un domaine qui comporte des enjeux similaires pour toutes les organisations.

Certes, la volonté de concilier les intérêts économiques et sociaux semble inscrite dans les gènes d’une grande partie des structures de l’économie sociale et solidaire et leur gouvernance donne souvent une place importante aux parties prenantes.

Néanmoins, comme toutes les entreprises, ces structures doivent également faire face aux défis de la mise en place d’un management du changement, afin d’amener leurs dirigeants et salariés à mieux intégrer les enjeux environnementaux et à engager toutes leurs parties prenantes dans un processus d’apprentissage pour la responsabilité globale.

L’élargissement du concours des Trophées de la Responsabilité Globale à l’économie sociale et solidaire implique quelques adaptations.

D’une part, les étudiants doivent être formés aux spécificités de l’économie sociale et solidaire, souvent mal connu par eux. D’autre part, le guide d’entretien grâce auquel les étudiants analysent les pratiques des entreprises doit être revu pour écarter quelques questions inadaptées à ce secteur. Enfin, le jury qui désigne les lauréats doit être élargi pour intégrer des représentants de ce secteur.