Archive pour la catégorie ‘Pratiques innovantes’

Etude Utopies sur les rapports de développement durable

7novembre2005

Deux ans après sa première édition, le cabinet Utopies vient de sortir une nouvelle étude sur l’état du reporting sur le développement durable par les entreprises françaises.

Reporting developpement durable 2009

L’étude montre une amélioration générale de la qualité des rapports et l’importance des leaders pour l’amélioration des rapports dans leur secteur d’activité.

L’étude regrette cependant que les rapports sont encore peu lus, peu utilisés pour comparer les entreprises ou servir d’aide à la décision et globalement jugés trop peu crédibles.

Communication sur la responsabilité globale: l’exemple de Migros

4novembre2005

La communication est l’un des enjeux principaux de la responsabilité globale, car il s’agit de faire connaître les actions et de sensibiliser les acteurs à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise, sans pour autant prendre des engagements qui ne pourront être tenus ou sembler réduire la responsabilité globale au marketing.

Ce thème constitue l’un des thèmes récurrents de nos débats dans le Club Responsabilité Globale et sera notamment abordé lors de notre prochain séminaire des Chemins de l’Expertise.

Il sera aussi traité lors d’un prochain colloque du Centre en 2006.

Un exemple intéressant de communication est la campagne « engagement » du distributeur suisse Migros. A découvrir ! Qu’en pensez-vous?

logo Engagement Migros

American Apparel, un exemple?

25septembre2005

logo American ApparelConnaissez-vous American Apparel ?

Ce fabricant américain de tee-shirts et d’accessoires repose sur un modèle économique qui se caractérise à la fois par une approche globalement responsable et par l’intégration verticale de son processus de fabrication. Autant dire que l’entreprise créée par Dov Charney fait plutôt figure d’exception dans un secteur du textile où la sous-traitance est devenue la règle.

Une politique sociale responsable

« Made in Downtown L.A. – Sweatshop Free », la baseline qui accompagne le nom d’American Apparel est explicite. Toutes les étapes de la conception à la production des vêtements de la marque sont réalisées directement par l’entreprise aux Etats-Unis.

Les salariés bénéficient d’un ensemble d’avantages sociaux et sont payés les salaires les plus élevés du secteur. 13 $ US l’heure en moyenne, contre un salaire minimum de 5,15 $ US.

Cette politique sociale est possible parce que le coût de main-d’oeuvre correspond à moins de 10% du prix final et parce que l’entreprise peut compter sur une motivation et une fidélité de ses salariés. Par ailleurs, American Apparel a développé une ligne écologique, et le coton bio sera bientôt intégré dans la production de base.

Un contrôle de la production

L’entreprise n’exclut pas d’ouvrir d’autres sites de production, y compris en Asie, mais toujours sans faire appel à la sous-traitance pour contrôler directement son processus de production et les conditions de travail. En ce qui concerne les salaires, l’entreprise s’engage à respecter même en Chine les salaires minima américains.

Pour l’instant, ce modèle économique semble marcher très bien, et il est fortement mis en valeur dans sa communication, sinon assez « décalée ».

Est-il pour autant transposable à d’autres entreprises et dans d’autres secteurs ?