L’un des derniers ateliers de l’Academy of Management auquel j’ai assisté portait sur l’approche canadienne de la responsabilité globale. Des enseignants-chercheurs de plusieurs provinces canadiennes ont présenté les premiers résultats d’un programme de recherche visant à explorer l’histoire de la responsabilité globale au Canada et les spécificités de l’approche des acteurs dans ce pays.
Les présentations ont d’abord insisté sur le rôle des matières premières dans le développement économique du Canada, comme la fourrure, le bois, les poissons ou les minéraux, rendant les acteurs plus sensibles aux enjeux environnementaux. Plus récemment, le pays a développé plusieurs industries qui font l’objet de critiques de la part des ONG, comme notamment l’extraction du pétrole dans les sols sableux de l’Alberta.
Les chercheurs ont ensuite mis en évidence la culture consensuelle au Canada, liée notamment à la structure fédérale du pays qui oblige même les gouvernements à chercher toujours des compromis pour pouvoir mener leurs politiques. Ainsi, sur plusieurs sujets en matière de responsabilité globale, comme l’extraction minière, le gouvernement a décidé de mettre en place des tables rondes réunissant les différentes parties prenantes pour définir ensemble des objectifs et des actions pour y parvenir. Cette culture expliquerait également le rôle joué par le Canada dans des initiatives internationales dans le domaine de la responsabilité globale, comme Responsible Care dans l’industrie chimique ou ISO 26000.
La présentation sur le Québec a pour sa part montré que la responsabilité globale dans cette province était influencée à la fois par le Canada, les Etats-Unis et l’Europe. Contrairement à d’autres provinces, l’Etat y joue toujours un rôle important dans le domaine économique. De même, elle est caractérisé par un secteur coopératif particulièrement important.
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