Je viens de lire le livre Réparer la planète : La révolution de l’économie positive de Maximilien Rouer et Anne Gouyon du cabinet de conseil BeCitizen qui vise à montrer que l’engagement environnemental peut être une opportunité économique.
Après avoir rappelé assez longuement les cinq grands enjeux environnementaux (stabiliser le climat, renouveler l’énergie, restaurer les ressources, renouer avec la santé et recréer la bio-diversité), le livre propose quelques principes d’action d’une « économie positive » conciliant la protection de l’environnement et rentabilité économique. Ces principes sont déclinés au niveau des entreprises, des bâtiments, de l’agriculture et des transports.
Le livre présente l’avantage de contenir de nombreux exemples illustrant ce que les auteurs appellent l’économie positive, mettant ainsi en évidence que l’investissement dans la protection de l’environnement ne s’oppose pas à la rentabilité économique. On regrette cependant parfois que les auteurs ne rentrent pas un peu plus dans les détails des exemples pour montrer la manière dont ces changements dans les organisations concernées se sont mis en place concrètement et à quels obstacles les dirigeants ont dû se confronter. Par ailleurs, il aurait été intéressant de voir aussi comment agir face à des situations dans lesquelles le respect de l’environnement ne se révèle pas une opportunité économique… Néanmoins, une très bonne lecture pour s’initier à la thématique.
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Plutôt qu’une logique de réparation, peut-être faudrait-il aussi davantage penser à une gestion systématique des conséquences des activités humaines. Pour une analyse sur ce type de logique, voir en complément : Yannick Rumpala, « Gouverner en pensant systématiquement aux conséquences ? Les implications institutionnelles de l’objectif de « développement durable » », Vertigo, avril 2010 (http://vertigo.revues.org/9468 ).