Aujourd’hui, dans le cadre d’une journée de formation continue du Cycle des Hautes Etudes sur le Développement Durable consacrée à l’engagement des parties prenantes, nous avons reçu Dominique Olivier, secrétaire confédéral de la CFDT en charge du développement durable, pour nous présenter la vision et la stratégie de cette organisation syndicale face aux enjeux de la responsabilité globale.
Lors de son intervention, M. Olivier a insisté sur le fait que la responsabilité globale doit conduire la CFDT à enrichir des principes syndicaux anciens. Ainsi, le principe de démocratie doit être redéfinie pour mieux intégrer l’ensemble des parties prenantes.
La définition de la solidarité doit englober de nouvelles dimensions sociétales et environnementales. Le principe de la justice doit s’apprécier en tenant compte des générations futures. Le principe de prévention, pour sa part, doit s’appliquer non plus seulement pour éviter que des accidents se renouvellent, mais aussi pour anticiper des risques potentiels en amont.
M. Olivier a par ailleurs souligné que le débat sur la décroissance était dépassée dans la mesure où celle-ci serait inhumaine et conduirait à creuser des injustices.
Il faut certes une croissante différente, plus qualitative, ce qu’exprime bien le terme développement durable, mais on ne peut se permettre une décroissante qui serait illusoire et dangereuse.
Poursuivant l’objectif d’aborder les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de manière transversale, la CFDT vient de conclure un partenariat très intéressant avec l’ONG France Nature Environnement pour développer des prises de position communes.
Mots-clefs : cfdt, chedd, développement durable, dialogue social, parties prenantes






