Hier, j’ai participé à un séminaire de recherche sur la « consistance des régulations sociales émergentes » organisé par le LENTIC, le laboratoire d’études sur les nouvelles technologies, l’innovation et le changement de l’Université de Liège.
Dans le cadre de leurs travaux sur les régulations sociales émergentes, notamment dans les nouvelles formes organisationnelles, comme le portage salarial ou les groupements d’employeurs, les chercheurs du LENTIC s’interrogent sur l’articulation cohérente des différents outils et niveaux de régulation sociale.
L’émergence de ces nouvelles régulations sociales, autour de l’idée de flexicurité, interroge plus particulièrement leur inscription dans les cadres juridiques et/ou institutionnels existants : sont-ils en cohérence ou en dérogation avec les autres formes de régulation sociale ? Remettent-ils en cause la répartition des compétences en matière de régulation et de champs d’action des partenaires sociaux ?
Ces questions constituent également un axe important de mes propres recherches sur les pratiques de responsabilité globale et leur articulation avec la régulation par le droit du travail, qu’il soit imposé par les pouvoirs publics ou négociés par les partenaires sociaux.
La responsabilité globale concurrence-t-elle le droit du travail ou peut-elle le compléter utilement ? Faut-il un cadre juridique pour favoriser le développement de la responsabilité globale ? J’ai donc été particulièrement content de cet échange très riche qui ouvre de nouvelles perspectives de recherche.
Mots-clefs : accords transnationaux, dialogue social








