Ce matin, j’ai animé un Matin Phare sur le thème « les syndicats sont-ils prêts à s’engager dans la responsabilité globale? ». L’objectif de cet atelier d’échange avec des managers de différentes entreprises et collectivités de la région était :
- de comprendre en quoi la responsabilité sociale et environnementale constitue un défi pour les syndicats,
- d’analyser les stratégies des des syndicats français face à ces enjeux,
- de découvrir comment négocier et mettre en œuvre des accords sur la responsabilité globale avec les représentants des salariés et
- d’échanger sur la manière d’engager les représentants des salariés dans une démarche de responsabilité globale.
Les échanges avec les participants ont notamment porté sur la réticence de la part des organisations syndicales à élargir le dialogue social à de nouvelles thématiques qui dépassent le cadre habituel de la négociation sur les salaires et les conditions de travail.
Cette réticence ou cette passivité des organisations syndicales peut en partie s’expliquer par le fait que la responsabilité globale oblige tous les acteurs à revoir leurs manières de penser et d’agir pour intégrer l’ensemble des aspects économiques, sociaux et environnementaux, mais aussi la dimension internationale et de faire face à de nouveaux acteurs comme les ONG.
Si beaucoup d’entreprises ont aujourd’hui commencé à avancer dans cette voie, il faut reconnaître que ce mouvement est assez récent et s’inscrit dans un processus d’apprentissage dans la durée. Il faut donc admettre que les organisations syndicales doivent elles-mêmes passer par un tel processus d’appropriation progressive des enjeux et de définition de nouvelles stratégies, ce qui peut prendre du temps.
Les directions des entreprises ont tout intérêt à accompagner ce processus, en cherchant à impliquer les représentants des salariés dans les démarches de responsabilité globale, voire en développant des actions de formation et de sensibilisation pour eux.
Mots-clefs : accords transnationaux, dialogue social








