Pour inciter les citoyens et les managers à adopter des comportements plus responsables, faut-il leur faire peur ou leur donner envie ?
Nombreux sont ceux qui considèrent que pour modifier les comportements des citoyens et des managers dans le sens d’une plus grande responsabilité globale, il convient de mettre l’accent sur les risques sociaux et environnementaux, en alertant, voire en culpabilisant les acteurs.
Personnellement, je pense que le changement passe aussi, voire surtout, par une communication plus positive sur la responsabilité globale. Pour convaincre les acteurs à se lancer dans des démarches de responsabilité globale, il faut leur donner envie et de mettre en valeur les avantages qu’une telle démarche représente pour l’environnement, pour la société, mais aussi pour eux-mêmes.
Dans le cadre des entreprises, cela peut passer par l’accent mis sur les avantages économiques d’une démarche de responsabilité globale. Ainsi, en mettant en place des actions qui bénéficient à ses parties prenantes, l’entreprise peut souvent renforcer leur engagement à l’égard de l’entreprise et donc développer sa performance économique.
Pour les individus, il ne faut pas sous-estimer le rôle de l’humour : Pourquoi toujours vivre la responsabilité globale comme une contrainte ? Ne peut-on pas aussi voir la responsabilité globale comme un moyen de se procurer du plaisir ?
L’initiative « The fun theory » soutenue par Volkswagen s’inscrit parfaitement dans cette idée, en mettant en ligne des idées simples et ludiques, prouvant l’efficacité de démarches visant à donner envie d’être responsable. A découvrir notamment les vidéos sur la transformation d’un container pour recycler les bouteilles en jeu électronique ou d’un escalier en piano géant.







je pense que cet angle d’attaque(« donner envie ») est en effet sous-exploité, peut-être car il nécessite une certaine maturité pour les parties prenantes… une compétence pour savoir aussi de quoi on parle ! Je me rappelle d’une conférence de Pierre Radanne qui axe son discours sur le volet positif des changements qui nous attendent.
je crois aussi que la contrainte externe peut être une force (au sens physique) chargée positivement. L’homme et la nature en générale s’adaptent sous la contrainte. C’est pas forcement gênant selon moi.
Ce qui est gênant, c’est l’incohérence des messages envoyés, notamment quand le message véhiculé par le prix est contradictoire avec la valeur ajoutée du produit en terme de responsabilité globale.
continuez…