Club des experts Ouest-France Entreprises

28janvier2012 Par André Sobczak

Cette semaine, j’ai de nouveau eu le plaisir de participer au Club des experts créé par Ouest-France Entreprises, en répondant aux questions des internautes.

Cette semaine, le thème était « l’innovation au service de la compétitivité » : La crise économique doit-elle nécessairement se traduire par des politiques sociales plus restrictives ? Peut-elle au contraire être l’occasion de réinterroger les modèles de management et d’inventer des stratégies conciliant innovation sociale et compétitivité économique ? Quelles pratiques sociales peuvent contribuer à renforcer la rentabilité de l’entreprise ? Sont-elles réservées à certains types d’entreprises ou certains secteurs ?

Vous pouvez trouver mes réponses aux questions sur le site internet.

Coopérations entre Audencia et la MSH Ange Guépin

25janvier2012 Par André Sobczak

Hier, avec mes collègues Judy Frels et Camilla Quental, nous avons rencontré les équipes de la Maison des Sciences de l’Homme Angé Guépin pour échanger sur des possibles coopérations entre les chercheurs de nos deux institutions.

Espace de rencontre, d’échange et de coopération pour les chercheurs de différentes disciplines, la MSH pourra en effet permettre aux membres de la faculté d’Audencia de développer et de participer à des projets de recherche interdisciplinaires avec une forte dimension internationale.

Nous avons en particulier identifié deux thématiques qui sont déjà traitées dans nos deux institutions et dans lesquelles une coopération pourrait se révéler fructueuse D’une part, l’entreprise et la pauvreté ; d’autre part, le genre dans les organisations. Dans un premier temps, l’idée est d’organiser sur chacune de ces deux thématiques des rencontres entre les chercheurs concernés autour de séminaires pour échanger sur les concept et sur les approches méthodologiques. Les échanges pourront ensuite donner lieu à la construction de projets de recherche communs.

Une très bonne rencontre et de beaux projets de recherche en perspective!

Quelle responsabilité globale de l’enseignement supérieur ?

23janvier2012 Par André Sobczak

Jeudi soir et vendredi, j’ai assisté au colloque eco-campus organisé à l’UNESCO par la Conférence des Présidents d’Université et la Conférence des Grandes Ecoles.

L’objectif était d’échanger sur l’intégration du développement durable et de la responsabilité sociale par les établissements européens d’enseignement supérieur et la perspective d’un label dans ce domaine.

Si le nombre de participants à ce colloque montre l’intérêt croissant de l’enseignement supérieur pour ces enjeux, je m’interroge sur la tournure que les débats ont pris :

  • D’une part, les interventions au cours du colloque ont presque exclusivement porté sur les enjeux environnementaux, comme si les responsabilités sociales, sociétales ou économiques et leur articulation avec les enjeux environnementaux pouvaient être négligés. On est loin de l’idée de la responsabilité globale que nous défendons à Audencia.
  • D’autre part, la plupart des intervenants n’ont accordé que peu d’importance à l’enseignement et à la recherche, soit en ne mentionnant pas du tout ces questions, soit en en faisant un enjeu parmi de nombreux autres. Or, ne faudrait-il pas que nous nous intéressons d’abord à notre cœur de métier et au domaine dans lequel nous avons le plus grand impact, en préparant les dirigeants de demain et en accompagnant ceux d’aujourd’hui ? Que dirions-nous d’une entreprise dans le secteur pétrolier qui considère que sa stratégie de responsabilité globale devrait porter en grande partie sur la gestion de ses bâtiments administratifs, l’utilisation du papier ou même l’égalité professionnelle ? Il faut évidemment traiter ces questions, mais sans négliger notre enjeu principal.
  • Enfin, l’objectif semble être de créer un label reposant sur une batterie d’indicateurs qui risque de comporter les deux faiblesses indiquées ci-dessus et de s’ajouter aux nombreuses certifications qui existent déjà dans le monde de l’enseignement supérieur. Ne serait-il pas plus pertinent de chercher à intégrer les critères de la responsabilité globale dans les systèmes d’accréditations comme EQUIS, AACSB, AMBA ou l’AERES, d’autant plus que cette démarche est déjà engagée par ces accréditations ? Cela permettrait d’éviter la multiplication des procédures d’évaluation très consommatrices de temps, de favoriser une démarche vraiment globale et de toucher sans doute un nombre plus important d’établissements.